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    La communication de masse en matière d’action humanitaire, de prévention santé, d’environnement : vers un design d’intérêt général ?

    Les questions relatives aux droits humains, à la santé et à l’environnement connaissent aujourd’hui une ampleur sans précédent, dans un contexte mondialisé. Les institutions internationales et les ONG sont confrontées à des besoins de communication inédits, compte tenu de la diversité des cultures, des contextes, des supports, et de la nécessité de s’adresser à un nombre croissant de personnes. Il s’agit, en termes de communication, de surmonter une problématique nouvelle : comment conjuguer des messages appuyés sur des valeurs dites ‘universelles’ (droit à la santé, à l’intégrité, au respect de la personne humaine, à l’égalité) et des particularismes locaux ou des contextes de crise ? La communication de masse peut-elle atteindre chaque individu pour aboutir à des comportements dits «responsables» ? Il s’agit en effet de faire adhérer les publics à des valeurs qui, à bien des égards, ne relèvent pas des principes de communication publicitaires habituels, fondés sur la promesse d’un mieux immédiat, en jouant sur des pulsions, du désir ou des émotions. Au contraire, les projets d’intérêt général sont généralement plus complexes et plus exigeants :
    - Soit qu’ils impliquent le renoncement à une habitude, voire une addiction (surconsommer, jeter, polluer...) par ailleurs fortement encouragées par le marché.
    - Soit qu’ils supposent de renoncer à une coutume ancrée dans les mœurs. Au-delà du renoncement, il s’agit aussi de favoriser la mise en œuvre de nouveaux comportements, parfois contraignants ou complexes à appliquer dans une société ou un contexte donné, et qui pour un même objectif – la réduction des émissions de gaz à effets de serre, par exemple – exigent des comportements ou actions très différentes pour les particuliers (planter des arbres ou ne pas prendre sa voiture). Le défi, en terme de communication, consiste à bâtir, au-delà des campagnes selon les modèles habituels (communication verticale, communication pulsionnelle ou émotionnelle), une approche plus «horizontale», prenant en compte les univers esthétiques, sociologiques et culturels des populations concernées, pour créer des modèles de communication ouverts et simples susceptibles de rencontrer l’adhésion de la part du plus grand nombre.

    Objectif principal de recherche

    L’objectif principal est la recherche de modèles de communication tant graphiques que discursifs, s’appuyant sur des codes culturels plurivoques – c’est-à-dire pensés et conçus à partir d’une prise en compte effective des particularités culturelles et contextuelles. En conjuguant une approche graphique et anthropologique, le projet se propose de dégager des principes de communication applicables par des institutions internationales ou des ONG partenaires à partir de trois cas d’école :

  • I. Valoriser l’image des Rroms
  • II. Analyser les images du tsunami
  • III. Analyser les images des campagnes du «Secours Suisse d’Hiver»
  • Ces trois volets retenus permettent néanmoins de couvrir de manière rigoureuse un éventail intéressant de choix de méthodes de recherche par les moyens du graphisme (études, analyses, projets). Les focalisations thématiques de chacun des volets permettent également de couvrir plusieurs dimensions de la communication de masse humanitaire. Géographiquement, les contextes retenus vont du local à l’international et historiquement les analyses couvrent des périodes variées.

    Les trois volets

    Le tableau suivant permet de comprendre la logique d’articulation thématique et méthodologique des trois volets :

      1900-1950 1950-2000 2012

    Local

     

     

    Rroms (web+campagne)

    National

     

    Secours Suisse d’Hiver
    (analyse historique)

    Rroms (campagne) & Secours Suisse d’Hiver (essai)

    International

    Rroms (analyse iconographique)

    Rroms (analyse iconographique)

    Rroms (web+campagne)

    Mondial

     

     

    Tsunami (mapping graphique)

    I. Valoriser l’image des Rroms

    par la création d’une plateforme réunissant une série de documents d’analyse iconographique (historique, arts, graphisme et culture populaire) et des propositions d’action (campagnes) focalisées autour de la création d’une monnaie fictive, avec réalisations dans le terrain à Genève et à Montreuil (F) en partenariat avec des associations de défense des Rroms. Ce volet a été pris en charge par une équipe interdisciplinaire de théoriciens et de graphistes, en partenariat avec des spécialistes de l’action sociale, et constitue le volet le plus polyvalent, tant sur le plan de l’ampleur de la problématique que sur le plan de la fusion des approches méthodologiques, du projet. Ce volet a également mené à d’importantes réalisations graphiques.

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    Il s’est agi de tenter un nouveau type de communication, dans lequel des membres de la communauté rrom de Genève et de Montreuil deviennent acteurs par l’échange et la discussion. L’analyse faite au préalable des campagnes produites en Europe de l’ouest pour mieux intégrer les Rroms a en effet montré que jamais les Rroms n’en avaient été les auteurs ou même les partenaires. Il s’agissait donc de rechercher le dépassement d’une situation où les autorités et les acteurs sociaux parlent à la place des Rroms. L’outil de communication proposé par la recherche est la mise à disposition de billets de banque rroma, qui sont en fait des feuillets informatifs reliés à un site web permettant aux curieux d’accéder à une information historique et d’actualité sur le peuple rrom. Une série de six billets de banque factices a éte produite en collaboration avec diverses associations de défense des Rroms qui ont mis l’équipe de recherche en contact avec des Rroms qui ont participé à ce travail. Ces billets représentent un des moyens d’échange possibles entre les Rroms et les populations qui les accueillent. Ils n’ont aucune valeur financière; ce sont des objets qui doivent permettre le questionnement, le dialogue, la prise de conscience. Les billets de banque sont, de par le monde, parmi les images qui circulent le plus. Les dimensions d’échange et de valeur intrinsèques au concept de monnaie permettent de questionner de manière à la fois décalée et critique nos capacités d’échanges et nos modes de construction de valeurs entre groupes sociaux et ethniques en situation de cohabitation problématique.

    Les billets rromi (de l’endonyme signifiant «homme accompli et marié au sein de la communauté», terme adopté par l’Union romani internationale IRU) circulent à Genève depuis ce printemps 2012 et circuleront à Montreuil à partir de l’été. Respectant les normes graphiques des monnaies contemporaines officielles, leur contenu a été travaillé avec des Rroms tant en ce qui concerne les images que les textes. Ils comportent un QR code permettant de se référer au site de la Banque transnationale rrom, émettrice (ou à une version simplifiée pour Smartphones).

    Le site web http://banquetransnationalerrom.eu relié à la plateforme du projet Global Warning, permet d’accéder aux contenus générés par la recherche et permet également d’entreprendre de manière autonome une campagne d’impression et de distribution de rromi. Un système de cotation de la monnaie rromi, base sur une analyse en direct des “news” tombant sur la toile et concernant les Rroms, permet de mesurer la valeur symbolique de la relation entre Rroms et populations “d’accueil”. La dimension participative ne se limite donc pas à l’inclusion des Rroms à la naissance du projet, mais inclut les destinataires et d’une manière plus générale l’ensemble de celles et ceux qui produisent du discours au sujet des Rroms.

    Le site web permet d’accéder aux documents produits durant la recherche :
    a.- Une publication PDF Rroms, la recherche qui met en lumière une grande part de l’iconographie existante sur les Rroms ainsi qu’une analyse des images et des articles de presse (de 1950 à aujourd’hui), permettant une prise de connaissance de l’histoire de ce peuple et une discussion quant aux clichés qui leur «collent à la peau».
    b.- La plateforme d’information relative aux billets rroma : explications sur le projet, explications sur la construction graphique des billets, mode d’emploi pour l’impression.
    c.- Documentation sur les actions sociales menées (ou à mener) et sur les actions de presse liées à la distribution des billets rroma (entretiens, photographies, vidéos, etc)

    II. Analyser le discours visuel des images du tsunami

    au travers d’une proposition de mapping graphique des images que la presse et le web ont véhiculé lors du tsunami récent (Fukushima mars 2011). Menées par les moyens du graphisme, ces analyses visuelles permettent de déconstruire les clichés et la rhétorique visuelle qui forment notre imaginaire de la catastrophe humanitaire. Ce volet constitue une approche analytique basée sur le savoir visuel des graphistes

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    La méthode de travail pour ce cas est celle de réaliser une cartographie visuelle en mettant en comparaison, par les moyens du graphisme (mise en page) diverses productions, de manière à montrer les constantes, à souligner les incohérences. Ce travail s’est élaboré à partir d’une sélection de vingt images type, qui ont été analysées à partir de critères propres au graphisme, c'est-à-dire en mettant l'accent sur le langage visuel. Le rassemblement de ce matériel fonctionne comme un "état de l'art".

    Le résultat est un outil visuel d'analyse visuelle.

    Internet est devenu, pour les professionnels de la communication (presse, publicitaires, agences gouvernementales) le principale source d’accès aux images. Lorsqu’en mars 2011 le nord-est du Japon est détruit par un séisme et un tsunami, ce pays à fort potentiel technologique transmet instantanément au monde entier un flux continu d’images et de vidéos diffusées sur la toile qui véhiculent une vision de la catastrophe. En parallèle, les communiqués gouvernementaux ou issus des entreprises de l’industrie nucléaire comme Tepco, propriétaire de la centrale de Fukushima, tentent de donner une autre version des faits. Pour comprendre la logique sous-jacente à cette communication débridée, la recherche a consisté à développer une approche par «élément visuel-clé» (à l’image des mots-clés des moteurs de recherche). Nous avons sélectionné 17 images dévoilant chacune une particularité. L’analyse visuelle s’est articulée en 5 phases :

    1-Description
    Toutes les informations tirées du document sont rassemblées. Un descriptif du contenu de l’image permet de répertorier ce qui est perceptible. Dans l’historique, sont indiquées les informations objectives, la provenance, la localisation, l’éditeur, le nom du photographe et les conditions de réalisation du document.

    2-Décryptage
    A l’aide de techniques informatiques, nous avons tenté d’extraire à chaque fois ce qui faisait problème dans la lecture de l’image, ce qui pouvait conduire à une lecture contradictoire, ambiguë. En déconstruisant visuellement ces éléments, le travail d’analyse visuelle montre comment se crée le sentiment dramatique.

    3-Associations culturelles
    L’analyse a également consisté à faire le lien avec des images culturelles, issues principalement de l’art contemporain, de la photographie et du cinéma afin de mettre en relief les parallélismes de contenus qui fondent les imaginaires de la catastrophe.

    4-Associations d'idées
    En travaillant par associations de divers éléments de l’image, l’analyse fait ressortir des ressemblances formelles avec d’autres types de documents d’information, faisant apparaître que la représentation du malheur n’est possible que dans un contexte plus large d’images qui forment la mosaïque de la globalité d’un événement avec ses conséquences sociales, politiques, économiques.

    5-Mots-clés
    Afin d’inclure une dimension dynamique, l’analyse propose également 7 mots-clés tirés de la description des images. À l’inverse des autres ensembles dont les contenus sont fixés, celui-ci reste en lien permanent avec le moteur de recherche de Google. Son contenu évolue en fonction des visites et permet donc d’introduire ce mapping visuel dans une durée.

    En tout, le mapping propose quelques 1'500 images du net à décrypter. La lecture peut se faire en suivant l’ordre des 5 phases verticalement de 1 à 5 ou horizontalement, c’est-à-dire qu’on peut mettre en lien les vingt répertoires 2, 3, 4 ou 5. Nous avons chargé une spécialiste en dramaturgie (Pr. D. Chaperon, UNIL) d’amorcer une réflexion autour de la dramatisation et de la mise en scène des 20 images proposées. Il s’agit d’une discussion directe, transmise sous forme de bande son. Ses travaux de recherche autour des notions du Pathos en littérature et au théâtre permettent de décrypter les différents types d’émotions sous-jacents à chaque image et d’en établir les règles.

    III. Analyser l’évolution historique des images de la pauvreté en Suisse

    à travers une étude historique académique des 75 campagnes d’affichage réalisées par le Secours Suisse d’Hiver de 1937 à aujourd’hui. Cette fondation d’utilité publique est la seule à avoir, sur une si longue période, produit de manière régulière des affiches commandées aux meilleurs graphistes suisses dans les premières décennies, puis aux écoles de graphisme suisses depuis 1956. Cette analyse a été menée par une historienne de l’art spécialisée en histoire du graphisme et propose une relecture diachronique de l’évolution des moyens mis en œuvre au plan national pour lutter contre la misère.

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    En choisissant le Secours Suisse d’Hiver (www.winterhilfe.ch) la recherche s’est focalisée à la fois localement et académiquement. Depuis 1937, cette fondation mène une campagne d’affichage national chaque automne pour appeler les habitants de la Suisse à soutenir les plus pauvres par un don financier. Le corpus des 75 affiches retenues au fil des ans par les jurys successifs qui ont tout d’abord mandaté des graphistes connus, puis travaillé par concours dans les écoles de graphisme suisses, est unique en son genre. Il reflète une évolution longue du graphisme et est donc un objet d’étude historique particulièrement intéressant. Il permet d’observer et de comprendre les enjeux d’une communication qui doit émouvoir sans apitoyer trop tout en faisant comprendre qu’il y a des pauvres dans un pays parmi les plus riches au monde.
    Les choix iconographiques, la persistance de certains motifs, la nécessité de «parler» à une population quadrilingue dont les cultures latine ou germanique diffèrent, les contraintes de la représentation nationale (la fondation est liée dès le départ à quelques membres du Conseil fédéral), le tout dans le contexte extrêmement fertile du graphisme suisse, parmi les plus reconnus au monde pour sa qualité et son innovation, font de ce corpus et de son ancrage historique un terrain d’enquête particulièrement passionnant.
    A l’analyse classique d’histoire de l’art (iconographie, stylistique, sources et influences) s’ajoute une série de questionnements menés en lien avec les représentants de la fondation du SSH.
    Le concours du SSH continuera d’exister dans les prochaines années et les analyses menées à ce sujet dans Global Warning permettront également d’ouvrir de nouvelles pistes de création.



    Il s’agit de créer un environnement graphique et un discours, un vocabulaire adaptés à ces problématiques, par une collaboration entre des professionnels de la communication, des sociologues, anthropologues et sémiologues, basée une plateforme expérimentale de test et de validation de ces principes par une démarche de design participatif ou «co-design». Les institutions ou ONG partenaires du projet ont en effet à plusieurs reprises fait état d’un besoin auquel l’univers professionnel de la communication classique peinait à répondre. Le manque de cohérence et de pertinence est à plusieurs reprises pointé, d’où la nécessité d’élaborer des «modèles» intégrant les émetteurs et leur permettant de comprendre les enjeux de communication afin d’organiser la mise en œuvre des campagnes selon des principes «pré-validés» par Global Warning.

    Présentation succincte de l’équipe de recherche

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    Jérôme Baratelli

    Professeur HES, MA en lettres (Historien d’art) responsable de la filière Communication Visuelle de la Head Genève et chercheur, il a dirigé le projet AGPE (HESSO no 11845) et participé au projet Guide Virtuel (HESSO no 14162), deux projets qui mettent en œuvre les compétences d’ergonomie d’interface de communication didactique (AGPE) et touristique (Guide virtuel) destinée à un large public. Il a par ailleurs conduit pour la Head Genève de nombreux mandats dans les domaines de la production d’information documentaire et didactique sur les thèmes humanitaires : réalisation du DVD « Chercher refuge » et « Contre la N ». Il a également conduit de nombreux mandats dans le domaine de la signalétique, de la scénographie et de la production d’information documentaire et didactique. On signalera entre autre « Paléo Festivals Nyon 2005-2014 », création et réalisation chaque année d’un espace de repos pour les festivaliers (1500 m2), réalisation des axes de communication (visuel de l’affiche, merchandising, site web, habillage des scènes) et des jingles avant spectacles (films sponsoring et programmes). Pour la « Cité des Métiers et des Formations, Genève 2006 », il supervise création, réalisation et suivi de chantier de l’exposition dans son ensemble à Palexpo Genève (90'000 m2), ainsi que la construction du stand du DIP-Département de l’instruction publique de l’Etat de Genève (1500 m2) et la réalisation des axes de communication de l’événement (visuel de l’affiche, drapeaux, flyers, signalétique, fiches documentaires, site web). En 2008, pour « Firmenich /Inspiring , Jérôme Linder Global Marketing Manager – Creative Marketing Studio Flavors & Nicolas Iselin, Director Global Category Community – CMI Prefirmery », il fera le suivi pédagogique et logistique de la création et réalisation d’un espace Self Sensorium (300 m2) de présentation pour la recherche de nouvelles senteurs et saveurs et la production d’une publication y afférant. Entre 2010 et 2011, il se consacre à un travail de recherche, travail sur les fonctions ergonomiques du projet « KM4MK (KarisMath for Mobile Kids) », pour un programme mathématique pour enfant, accessible uniquement par I-Phone. Il s’agit d’une étude et de la mise en fonction technique de toute la partie ergonomique et des modes d’utilisation du logiciel (adaptation aux enfants entre 4 et 6 ans, puis préadolescence et adolescents). Réalisation du scénario de déroulement et des écrans d’accueil de chaque exercice. Il y a eu la création de familles d’objets à représenter pour faciliter et rendre ludique les calculs arithmétiques (étoiles, poissons, oiseaux, etc.) et la création des interfaces. Ce projet a été l’occasion d’un partenariat avec Shad Moarif Neuristix GmbH, avec la Haute Ecole ARC Ing. et l’Hepia – Genève, De 2012 à 2014, il fera partie de l’équipe de recherche du projet CTI « GAVI (Guide audiovisuel intelligent) » qui consiste en la conception et la réalisation d’un dispositif portable (type PDA), utilisant une transmission sans fils permettant à un visiteur d’obtenir automatiquement et facilement, des compléments d’information de nature diverse sur les objets visités qui l’intéressent. Le Requérant principal est la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture (HEPIA) et les partenaires économiques : le Musée d’histoire des sciences, Genève et le Conservatoire et jardin botaniques de Genève. En 2013, il concrétise le projet de recherche financé par le réseau de compétences design et arts visuels (RCDAV) de la HES-SO « Global warning » vise à élaborer des modèles de communication de prévention de masse applicables à des thématiques relatives aux droits humains, prenant en compte la diversité culturelle en proposant un « vocabulaire design » adapté aux urgences et à l’ampleur des problèmes de santé, d’humanitaire et d’environnement dans un contexte mondialisé. Il s’agit de vérifier la possibilité de communiquer efficacement sur des problématiques globales dites « d’intérêt général » en se démarquant des usages de la communication commerciale, au travers de guidelines pour l’élaboration participative de systèmes de signes simples et de messages clairs. En 2014, il s’occupe d’un autre projet (RCDAV) « 50DGSR (50 années de design graphique en Suisse romande) » qui vise à créer un outil d’analyse pour des recherches historiques possibles sur un corpus à définir de réalisations graphiques suisses romandes.

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    Elise Thiébault

    Signaléticienne et auteure, professeure invitée à la Head Genève en Communication visuelle depuis 2004. Elle a d’abord travaillé dans la presse comme journaliste et secrétaire de rédaction, pour divers supports grand public ou institutionnels. Elle a ensuite collaboré avec plusieurs agences de communication à Paris, en qualité de conceptrice-rédactrice : Anatome, e/n/t/design, Acte-là... Depuis 1991, elle a développé une expertise particulière en matière de signalétique, en participant, au sein d’une équipe pluridisciplinaire, à la conception de la signalétique d’orientation et d’information du Musée du Louvre, projet terminé en 2001. Elle a participé à divers projets de signalétique ou d’exposition, notamment pour la RATP, puisqu’elle est l’auteure de 150 panneaux sur l’histoire du métro installés de façon permanente dans les stations, mais aussi pour le Musée de Sarran, le Musée de l’assistance publique ou le Conservatoire national des arts et métiers. Elle a publié plusieurs livres, notamment Le Guide pratique de l’apocalypse (nouvelles) aux éditions Quintette, Le Théâtre du feu, essai, chez Actes Sud, Mokhtar et le Noyer centenaire, récit pour enfants, chez Larousse, ou encore Le Pacte d’Awa, ouvrage documentaire destiné aux adolescents, sur les mutilations sexuelles, chez Syros en 2006.

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    Danielle Chaperon

    Professeure ordinaire à la section de Français de la Faculté des Lettres de l'Université de Lausanne (UNIL), elle travaille dans le cadre du Centre des sciences historiques de la culture et s'attache plus particulièrement à l'étude des relations entre cultures visuelles et scientifiques d'une part et la littérature d'autre part. Elle a publié de nombreux articles sur les relations entre texte et image (littérature, peinture, cinéma, bande dessinée), en particulier sur la production multiforme de Jean Cocteau. Elle a aussi publié des études (et notamment sa thèse autour dont l’œuvre de Camille Flammarion était le sujet) consacrées à la vulgarisation et à la science-fiction. A l’UNIL, elle a participé à la création du programme Sciences Humaines et Sociales (SHS) destiné aux étudiants de l’EPFL et à la mise sur pied du programme «Sciences au carré», composé d’enseignements de sciences naturelles, destiné symétriquement aux étudiants des facultés de sciences humaines de l’UNIL. L’histoire du théâtre et la dramaturgie occupent une place centrale dans son activité actuelle. A ce titre, elle a l’occasion d’intervenir régulièrement au Conservatoire de Genève (année préparatoire), à la Haute Ecole de Théâtre en Suisse Romande (HETSR) et dans le programme Textes en Scène (Atelier d'auteurs de théâtre organisé par la SACD). Elle dirige le CAS de formation continue en «Dramaturgie et performance du texte», une formation conjointe à l’UNIL et la HETSR qui vit en 2012 sa 8ème édition. Elle est actuellement membre de la Commission du théâtre de la Ville de Lausanne. Elle a piloté récemment le volet scientifique du projet «Matériau-Pathos», un projet commun à l’UNIL, la HETSR, le Théâtre de Saint Gervais-Genève et la HEAD. Danielle Chaperon est par ailleurs, depuis 2006, Vice-rectrice de l’Université de Lausanne, en charge de l’enseignement.

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    Constance Delamadeleine

    Diplômée d’un Master en histoire de l’art en 2012 (Université de Genève) et d’un Bachelor en communication visuelle en 2007 de la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD-Genève), elle a travaillé en tant qu’assistante à l’institut de recherche de la HEAD-Genève de 2010 à 2013 où elle a enseigné l’histoire du design graphique suisse (Bachelor 2e année, semestre d’hiver 2011/2012). Elle a également suivi un programme qualifiant à la recherche (Certificate of Advanced Studies) co-dirigé par les hautes écoles d’art de Berne (HKB) et de Genève (HEAD-Genève). Constance travaille actuellement sur un projet de recherche portant sur le graphisme suisse romand des cinquante dernières années, un projet présenté lors du symposium Mapping Swiss Graphic Design History à la Hochschule der Kunst de Berne en février 2014 dont les actes seront publiés en 2015. Elle participe également à un projet inter-institutionnel (en cours d'écriture) dans lequel elle s'intéresse à l'impact de la pratique nomadique des graphistes suisses sur la définition du style graphique suisse. En parallèle de ses activités de recherche, elle est graphiste et développe et organise des évènements liés au graphisme au sein du studio Futur Neue et du collectif ERNST. Dans ce cadre, un Workshop a récemment été mené à la biennale de graphisme de Brno (République Tchèque, septembre 2014).

    Bibliographie

  • Amalou Florence, Le Livre noir de la pub, quand la communication va trop loin, Stock 2001.
  • Arnheim, Rudolf, Art and Visual Perception, Univ. Of California Press, Berkeley. L.A., 1974
  • Collectif : Les Dirigeants face au changement, Editions du Huitième Jour, 2004.
  • Collectif : Le Dialogue des Cultures, Actes Sud, 2007
  • Kelman Gaston, Je suis noir et je n’aime pas le manioc, Max Milo Eitions, 2004
  • Klein Naomi, No Logo, Actes Sud 2001, et La Stratégie du choc, Actes Sud 2008.
  • Kanizsa G., La grammaire du voir, Diderot Multimédia, Paris, 1997
  • Kouchner Bernard, Charité Business, Belfond 1986
  • Lovelock James, La Revanche de Gaïa, Flammarion 2007
  • Muzet Denis, La Mal Info, enquête sur des consommateurs de médias, Editions de l’Aube, 2006
  • Nathan Tobie, L’Influence qui guérit, Odile Jacob, 1994
  • Packard Vance, La Persuasion clandestine, Calmann-Levy 1999.
  • Palmer Stephen, Vision Science, MIT Press, Cambridge Mass., 2000
  • Rafkin, Jef, The Humane Interface, Addison Wesley, 2000
  • Salmon Christian, Storytelling, la machine à raconter les histoires et à formater les esprits, La Découverte, 2007.
  • Sperandio J-C, L’ergonomie dans la conception de projets informatiques, Octares, Toulouse, 1993
  • Shneiderman, Ben, Designing the User Interface, Strategies for Effective Human-Computer Interaction, Addison Wesley, 3rd. ed., 1998
  • Stiegler Bernard et Ars Industrialis, Réenchanter le monde, la Valeur esprit contre le populisme industriel, Flamarion, 2006.
  • Stiegler Bernard (sous la direction de) : Entretiens du nouveau monde industriel, le Design de nos existences à l’époque de l’innovation ascendante.
  • Tufte, Edward, Envisioning Information, Graphics Press, Cheshire, Conn., 1998
  • Ware, Colin, Information Visualization: perception for design, Academic Press, London, 2000
  • Zwimpfer, Moritz, 2D-Visuelle Wahrnehmung, Verlag Niggli AG, Sulgen, 1994
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